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4 tactiques qui seront de la prochaine campagne électorale

L’utilisation grandissante des nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) dans l’arène de la compétition politique soulève plusieurs questions. Elle présente plusieurs potentiels, dont celui d’une communication directe avec l’électeur. Dans le cadre de mon mémoire, j’ai pu identifier d’autres pays contaminés par les tactiques américaines. Pensons notamment à l’Allemagne et au Canada.

Au lieu d’en faire un atout cosmétique comme l’on fait ses prédécesseurs, l’équipe de Barack Obama a réussi à redéfinir la manière dont les campagnes sont menées en structurant son organisation de campagne autour de l’utilisation des données et d’une méthode empirique.

Encore faut-il comprendre que le plus grand potentiel des nouvelles technologies réside dans le changement organisationnel qu’il nécessite. Quels sont donc ces changements organisationnels? Catégorisons-les en quatre tactiques incontournables éprouvées par deux élections présidentielles. Je présenterai une tactique par semaine en débutant aujourd’hui avec :

1 – L’élection permanente

La relation entre le succès de l’utilisation des technologies aux États-Unis et le concept même d’une élection permanente est capitale. Pourtant, l’idée est très simple. Une élection ne dure pas 30 jours et elle ne se prépare pas deux ou trois mois à l’avance. L’élection est permanente. C’est-à-dire que nous sommes toujours en préparation électorale. Ainsi, l’organisation prépare une élection sur un échéancier de deux ou quatre ans (dépendamment du régime politique du pays) (Johnson 2011).

En comparant les deux approches, on comprend vite que l’application d’une campagne permanente a un effet structurant qui porte fruits pendant l’élection. Par exemple, un parti politique qui s’organise uniquement à la veille d’un déclenchement électoral devra composer avec une réorganisation rapide et souvent chaotique, en plus d’une force militante sans habitudes et sans expérience. Parfois même sans culture organisationnelle!

À l’inverse, les partis politiques qui préparent une élection deux ou quatre ans à l’avance établissent une structure organisationnelle durant toute cette période, instaurant des habitudes et formant constamment leurs militants. Il en résulte une équipe cohérente et expérimentée.

La semaine prochaine : Le Big Data

Notes et bibliographie

JOHNSON, D. W., 2011, Campaigning in the Twenty-First Century : A Whole New Ballgame?, New York, Routledge.

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