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Les tactiques pour se rendre à la Maison-Blanche

Reconnaissez-vous ce cri?

C’est l’enthousiaste appel au changement d’Howard Dean, alors candidat aux primaires du Parti démocrate pour la présidence des États-Unis. Dean est alors gouverneur du Vermont. Il a 55 ans, c’est un gars de gauche, un progressiste. Son organisation de campagne repose sur l’utilisation d’Internet et sur l’implication de ses très nombreux partisans.

Malheureusement, Dean se mit à crier et ce fut perçu (ou spinné) comme étant un comportement non présidentiel. Sa campagne s’effondra. Elle fut néanmoins une expérience démontrant que les démocrates et les progressistes pouvaient utiliser le Web pour réaliser du financement et se connecter avec des militants potentiels.

Le temps passa. Dean roula sa bosse.

Puis, en février 2005, Dean est élu à la tête du parti (Chairmen of the Democratic National Committee) :

Dean ran for chair on his old campaign slogan, « You have the power. » Like basically every other candidate for the job, he argued that the Democratic Party needed to pursue what he called a « 50-state strategy » to rebuild its local organizations, technical infrastructure, and activist base. (Nielsen 2012 : 52)

Il va sans dire que son arrivée symbolisait un changement d’approche et de vision sur l’importance du terrain et du Web. Historiquement, les présidents du parti misaient sur les grandes activités de financement et ils orientaient les ressources du parti vers les équipes du Congrès (pour les sénateurs et les représentants).

Cette époque appartenait maintenant au passé. Dean fit réellement ce qu’il avait promis, plutôt que de faire uniquement des activités de financement avec de riches donateurs :

Under his chairmanship, the party sought to develop new mobilization capacities (such as the new online platform « Party Builder », based on the experiences and tools of his primary campaign), organizational resources (putting two field organizers on the ground in every state at the national party’s expense), and building a new database (ibid. : 53)

La stratégie des 50 États fut un succès. Et il est facile d’oublier qu’elle fut, avec l’approche Web et terrain, controversée à l’époque. Bien sûr, Dean n’était pas seul. Il s’entoura de proches et fidèles collaborateurs, probablement plus compétents que lui dans l’application de ces politiques.

Au final, l’arrivée de Dean et de son équipe changea la culture du parti sur le terrain. Voilà qui souligne toute l’influence qu’apporte une nouvelle direction, lorsqu’elle s’entoure bien, sur une organisation hiérarchique.

Mais quand on y pense, Dean réussit à prendre la Maison-Blanche.

Grâce à sa vision et son équipe.

C’est seulement un autre candidat qui en profita…

 

 

NIELSEN, R. K., 2012, Ground Wars : Personalized Communication in Political Campaigns, Princeton, Princeton University Press.

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