Enfin. Appelez-moi «Maître».

C’est fait! J’ai enfin déposé mon mémoire en décembre dernier. Un petit courriel contenant la pièce jointe la plus importante de ma vie concluait alors près de 4 ans de travail, de labeur, d’erreurs, de réécritures, de dépassements et de sueur.

Y a des moments dans sa vie qu’on n’oublie pas.

Bah, s’en était un.

Maintenant que c’est fait, je vais pouvoir écrire publiquement sur le contenu de mon mémoire. Pis je vais faire ça ici, sur ce blogue. D’ailleurs, vous pouvez le trouver intégralement ici si 150 pages ne vous font pas peur.

En attendant, je vous laisse avec le résumé :

Plusieurs chercheurs ont constaté que les partis politiques utilisent désormais les nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) pour renouveler la manière dont ils effectuent leurs opérations traditionnelles, comme les levées de fonds, la mobilisation des militants, la captation des sympathisants et la coordination des activités de militantisme. Certains chercheurs estiment que les NTIC favorisent l’ouverture et la décentralisation, même si les partis politiques sont traditionnellement centralisés et sous le contrôle d’une oligarchie. Dans la ville de New York, au sein du milieu des militants démocrates, j’ai tenté d’appréhender comment les pratiques et les usages technologiques interagissaient avec les forces et mécanismes internes du Parti démocrate. À la suite de mon immersion et des rencontres avec des militants, j’ai constaté que les potentiels et l’utilisation des NTIC semblent d’abord être structurés par les contraintes relationnelles et les rapports de force en présence. Ensuite, il est apparu qu’un ensemble de normes, de pratiques et de valeurs forment une microculture démocrate structurant l’ensemble des pratiques militantes, où l’utilisation des nouvelles technologies joue un rôle non négligeable. Au lieu de permettre une décentralisation et une transparence organisationnelle, l’adaptation du Parti démocrate à une communication et organisation numérique semble plutôt favoriser le maintien des élites en place.

PS : Oui, je le sais que c’est les avocats qui ont le titre de Maître. C’est de l’humour. Je joue avec les mots. Je fais un Biz de moi. Etc.

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